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Emotions Résiduelles

Chroniques du pire et du meilleur

Publié le par Patrice Rey

Le parfum de l'envie

Il faut prendre le train,
Pour gagner sa survie,
S'exiler un matin,
Et oublier sa vie.

Abandonner les siens,
Pour espérer trouver,
L'illusion d'être bien,
Et le droit d'exister.

Je me suis égaré, aux confins de la mort.
Je n'y ai rien trouvé, j'y ai perdu le nord.
Je me suis égaré, aux confins de la vie.
Je n'y ai rien trouvé, j'y ai perdu l'envie.

Il faut user son corps,
Gaspiller sa jeunesse,
Se frotter à la mort,
Sans relâche et sans cesse.

Jusqu'à se laisser choir,
Les membres disloqués,
Quand enfin vient le soir,
Sans plus pouvoir bouger.

Je me suis égaré, aux confins de la mort.
Je n'y ai rien trouvé, j'y ai perdu le nord.
Je me suis égaré, aux confins de la vie.
Je n'y ai rien trouvé, j'y ai perdu l'envie.

Il faut prendre à deux mains,
Son courage et son coeur,
Pour accéder enfin,
Au chemin du bonheur.

Désapprendre beaucoup,
Et accepter autant,
Effacer les tabous,
Se montrer indulgent.

Me voilà revenu, des confins de la mort.
À force de chercher, j'y ai trouvé mon nord.
Me voilà revenu, des confins de la vie.
J'ai fini par trouver, le parfum de l'envie.

Publié dans Bonheur

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