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Emotions Résiduelles

Chroniques du pire et du meilleur

Publié le par Patrice Rey

Serment

Serment

Je ne peux te promettre, l’éternelle passion,
Conviction illusoire, d’un futur maîtrisé.
Je ne veux t’enfermer, dans la triste fonction,
De celles que l’anneau a titularisées.

Sans vouloir imiter la chanson du poète,
Je préfère t’offrir mon amour quotidien,
En vivant chaque jour comme une pure fête,
Sachant que chacun reste, parce qu’il se trouve bien.

Nul besoin de curé, de maire ou d’officiel,
Nul besoin de témoins, ton regard me suffit,
Pour savoir que je veux, te donner tout le miel,
De mon cœur bourdonnant, de plaisir et d’envie.

Quelles que soient les épreuves que la vie fera tiennes,
Quels que soient les obstacles, qui nous sont réservés,
Je garderai ta main, bien serrée, dans la mienne,
Et je me tiendrai là, debout, à tes cotés.

Je saurai soutenir, notre amour assez haut,
Bras tendus vers le ciel, pour qu’il reste en surface.
Et qu’il ne sombre pas, dans l’infernal chao,
De l’océan de doutes, qui s’annonce et menace.

J’assumerai pour toi toute difficulté,
Qui voudra s’acharner sur tes frêles épaules,
Tel le pilier d’un temple qui se doit d’occulter,
Aux yeux des visiteurs, le poids d’une coupole.

J’épongerai tes larmes, de baisers, de caresses,
Pour te faire oublier, les affres du chagrin,
Je baignerai ton cœur d’une infinie tendresse,
En construisant pour toi le plus beau des écrins.

Dans les moments de joie, quand tes yeux éperdus,
Chercheront le secours, d’une complicité,
Tu me trouveras là, souriant et ému,
Heureux de partager cette félicité.

Je ferai de mon mieux, pour que chaque minute,
Ait pour toi la douceur, d’un nuage de fleurs,
Loin des cris, des colères et des noires disputes,
Pour que chaque jour soit, un merveilleux bonheur.

Je ne peux te promettre un amour pour la vie,
Ce serait un mensonge, tu le sais comme moi.
Je ne veux t’enfermer, dans le terrible ennui,
D’une plate passion, contrôlée par la loi.

Mais quel que soit le temps, que nous partagerons,
Quelques jours, quelques mois, ou bien l’éternité,
Nous serons aveuglés du fabuleux rayon,
Que convoite en secret toute l’humanité.

Publié dans Amour

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